Sia Conseil publie en partenariat avec Eurostaf, une étude sur les stratégies des acteurs et les perspectives de marché du marché des nouvelles mobilités urbaines.
Vous pourrez, par le biais de cette étude :
- Disposer de tous les chiffres clés des marchés de la mobilité : covoiturage, LCD, autopartage
- Analyser les stratégies de développement sur les services de mobilité des constructeurs et anticiper la reconfiguration du secteur
- Percevoir les tendances de l’offre et les comportements de la clientèle
- Analyser la nouvelle chaine de valeur et le positionnement des acteurs : constructeurs, sociétés de services de mobilité, loueurs, gestionnaires d’infrastructures, transporteurs….
- Connaître les nouveaux entrants et évaluer leurs perspectives de réussite
Evolution et tendances du marché des services de mobilité
Un marché d’offre boosté par la réglementation et la hausse du coût d’utilisation des véhicules
Avec encore une part de 55% dans les déplacements en zone urbaine, l’automobile est encore maîtresse de nos villes. Toutefois, sa prédominance s’érode progressivement sous les contraintes réglementaires et budgétaires qu’elle subit. En effet, pollution et encombrement poussent les autorités à restreindre son utilisation (diminution des stationnements, espace piétons, création de ZAPA) et à renchérir ses déplacements (péage urbain). Par ailleurs, le développement des transports en commun est devenu prioritaire mais les investissements sont lourds et les réseaux ne peuvent être amortis qu’en zones denses. Enfin, la problématique des livraisons en ville ne fera que s’accentuer si celles-ci ne sont pas organisées, notamment avec le développement du e-commerce.
Face à ces contraintes, l’automobile et les transports en commun ne suffisent plus à régler les problèmes de mobilité urbaine. Les modes doux (marche et vélo) n’étant pertinents que sur des distances courtes et des conditions climatiques clémentes, les citadins sont à la recherche de nouvelles offres de mobilité qui peuvent se substituer à la possession d’un véhicule ou compléter un réseau focalisé sur les grands flux. Ainsi sont apparus depuis quelques années de nouvelles offres alternatives de mobilité permises à la fois par les nouvelles technologies (web 2.0, Smartphones, batteries à plus forte capacité) et la volonté politique de quelques collectivités (Autolib’ à Paris, par exemple)
Une chaîne de la valeur industrielle bouleversée et des positions concurrentielles à reconstruire
De nouveaux concurrents pour les constructeurs sur la mobilité : loueurs, transporteurs, gestionnaires d’infrastructure, installateurs de borne de recharge, sociétés de télécom…
La nouvelle économie de la mobilité repose davantage sur une logique de services que sur une logique de process industriel. Dans ces conditions les sociétés de services et les transporteurs sont censés être favorisées par leur expérience. Toutefois, les investissements lourds ne peuvent être pris en charge que par des sociétés aux reins solides et ayant des moyens financiers à la hauteur. Le marché reste donc très ouvert et une société entrante peut tout à fait se voir attribuer un marché (cas de Bolloré à Paris au détriment des offres des constructeurs).
Parallèlement des réseaux coopératifs ou associatifs se montent dans les villes de moindre importance. Ainsi près d’une vingtaine de systèmes d’autopartage existent en France et 2 sociétés : Car2go (filiale de Daimler) et Autolib’ (Lyon Parc Auto), sont en concurrence directe dans la ville de Lyon
Les partenariats entre acteurs de la chaine de valeur se montent mais ils ne sont pas pour l’instant couronnés de succès (SNCF, la RATP, Avis et Vinci Park, d’un coté, et Veolia, Peugeot, de l’autre, ont échoué sur l’appel d’offres Autolib’).
Les enjeux clés du marché de la mobilité urbaine
Une clientèle particulière qui reste à conquérir mais les moyens restent ouverts
Les quelques 12 000 voitures d’Autolib qui circuleront à terme n’apporteront guère de diminution significative du bruit et de la pollution atmosphérique car leur nombre restera insignifiant par rapport à celui du parc d’automobiles à moteur thermique. Toutefois, une partie non négligeable de la clientèle des « early adopters » le fera par souci écologique et cet argument reste prépondérant pour la promotion des services de mobilité auprès des collectivités.
De la propriété (avec des véhicules électriques peu émetteurs d’émission) à la location très courte durée en allant jusqu’aux solutions d’autopartage, toutes les pistes sont ouvertes et répondent à des besoins de mobilité parfois successifs de la clientèle.
Ainsi, les constructeurs sont partagés sur leur entrée sur leur marché :
- Le groupe PSA a choisi de s’appuyer d’abord sur son réseau et ses marques pour développer ses services de mobilité Mu chez Peugeot et Multicity chez Citroën
- Daimler a fait le choix d’un label indépendant et d’une filiale autonome pour la société d’autopartage Car2go.
Si la forte croissance du secteur devrait profiter à tout le monde, une concentration du marché semble inévitable, d’autant plus que le modèle économique doit encore faire ses preuves.
Plan de l’étude
1 - La mutation progressive du marché automobile vers les services de mobilité
- L’automobile, mode de déplacement par excellence, mise à mal par son coût devenu inaccessible
- L’automobile répond efficacement à la plupart des besoins de mobilité
- Le marché et l’usage automobile pâtit de la tension du budget des ménages et des hausses du carburant
- Se déplacer en milieu urbain : de moins en moins le terrain de jeu des automobiles
- L’utilisation de l’automobile domine dans les grandes agglomérations mais décline
- Les transports en commun sont en fort développement en France
- De nouvelles offres de services à la mobilité apparaissent
- Basé sur l’initiative des particuliers, le covoiturage se développe grâce au web 2.0
- L’autopartage permet d’utiliser le véhicule adapté à son besoin pendant un temps nécessaire et suffisant
- Autopartage ou achat de véhicule ? Quel arbitrage budgétaire faut-il faire ?
- Les nouvelles technologies au service de la mobilité permettent d’optimiser les déplacements
- La problématique de la logistique urbaine fait partie intégrante du système de mobilité
2 - Le marché et les acteurs de la mobilité
- La mobilité est motivée par des besoins extrêmement variés, qui appellent des solutions différentes et parfois consécutives
- Le marché de la location courte durée est assez concentré
- Le marché et les acteurs de l’autopartage :
- Un marché français encore très ouvert
- L’autopartage à l’étranger : un décollage plus avancé
- L’économie du co-voiturage est principalement générée par les plates-formes internet de mise en relation
- Le marché des transports en commun : 3 groupes principaux se partagent les réseaux urbains en France
3 - Les solutions de mobilité : véhicules, infrastructures et TIC
- La nouvelle offre des constructeurs automobiles
- Véhicules thermiques : une amélioration permanente et significative
- Transition entre le véhicule thermique et électrique, le moteur hybride allie écologie, économie et autonomie
- Le véhicule électrique doit trouver sa place dans le paysage de la mobilité
- Certains constructeurs commencent à diversifier leur activité avec la mobilité
- Les infrastructures nécessaires imposent l’entrée de nouveaux acteurs
- Les bornes de recharge des véhicules électriques : une installation incontournable
- Des solutions qui doivent être basées sur des normes quasi-unanimes
- Les infrastructures de recharge doivent être adaptées aux usages et aux lieux
- Un accompagnement à l’organisation de la logistique urbaine
- Des technologies d’information et de communication qui permettent de proposer une offre unifiée et d’optimiser les trajets et leur intermodalité
4 - Les perspectives européennes à l’horizon 2020 : vers des modes de transport pluri solutions
- Les règlementations se mettent en place pour accompagner la transition
- Les péages urbains : restreindre l’accès au centre-ville pour réduire le trafic et optimiser les déplacements
- ZAPA : privilégier l’accès du centre-ville aux véhicules les moins polluants
- Des horaires et des aires de livraison plus limités
- Une politique du stationnement dans les centres-villes français plus restrictifs
- L’évolution des modes de transport à horizon 2020 sera lente mais inexorable notamment dans les zones urbaines
- Parts des modes de transport en zones urbaines et en zones rurales à l’horizon 2020: les estimations SIA / Eurostaf du marché de l’autopartage
- La mobilité implique de nouveaux acteurs : loueurs, électriciens, transporteurs, gestionnaires d’infrastructure
- Le marché de l’autopartage, encore embryonnaire, devra se structurer rapidement
- Le passage à la mobilité plutôt qu’à la propriété implique un changement du mode d’assurance
- Les constructeurs accompagnent les changements de comportement de manières diverses par les produits ou par les services


