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27/09/2017

RFI - Intervention d’Arnaud Aymé à propos des Assises de la Mobilité

Arnaud Aymé, Associé chez Sia Partners et spécialiste de l’économie des transports, était l’invité ce mardi 19 septembre de RFI. Il répondait au sujet des Assises de la Mobilité, nouveaux plans de déplacements lancés par le gouvernement français, dont l’objectif est selon les termes mêmes d’Emmanuel Macron « de repenser et de réarticuler les mobilités du XXIe siècle ».

L’un des principaux problèmes actuellement dans le secteur du transport concerne le financement. La France a décidé de se serrer la ceinture, notamment avec l’arrêt des grands projets d’autoroutes et de TGV.

A.A. Effectivement, le financement des investissements et le fonctionnement de ces infrastructures de transport est un vrai sujet. Et ça c’est plutôt une bonne chose. Il faut revenir à une certaine rationalité économique plutôt qu’à des projets qui sont essentiellement des vitrines ou des projets politiques. Il faut également un volet économique pour éviter in fine d’appauvrir le secteur de la mobilité et éviter de l’endetter plus encore. Eviter de le rendre plus cher et donc qu’il soit déserté par les voyageurs. Donc c’est une bonne chose de se serrer la ceinture et d’examiner au cas par cas le modèle économique de chaque investissement.

 

Se serrer la ceinture, c’est aussi trouver d’autres sources de financements : les péages, l’écotaxe, ça n’a pas laissé que des bons souvenirs, on se souvient de la fronde des bonnets rouges en Bretagne.

A.A. Effectivement il n’y a pas toujours eu la volonté politique de maintenir ces projets, qui pourtant, d’un point de vue tant économique qu’écologique paraissent assez vertueux. Finalement, le principe de l’éco taxe c’est avant tout le principe du pollueur payeur. Aujourd’hui, les camionneurs sur les routes nationales ne payent rien alors qu’ils polluent, alors qu’ils profitent des investissements sur les routes qui ont été payés par le contribuable.

 

Les besoins les plus criants, ce sont les transports régionaux, les TER et puis les routes petites ou moyennes, ce qu’on appelle le Réseau National Hors Autoroute.

A.A. Oui effectivement, il y a une grosse priorité qui est donnée au transport du quotidien, au-delà des projets de lignes à grandes vitesses qui ont été menés jusqu’à présent. Aujourd’hui en région parisienne et dans les grandes métropoles, on observe un réseau qui est saturé et qui a besoin de nouveaux investissements pour pouvoir accueillir toute la nouvelle clientèle qui cherche à abandonner sa voiture.

 

Qu’est-ce que le VAE (Vélo à Assistance Electrique) vous inspire? Est-ce qu’il faut rouler écolo ?

A.A. Ce qui est aujourd’hui dommage, pour reprendre l’initiative du vélo électrique, c’est qu’aujourd’hui les aides et les subventions qui sont données par certaines municipalités aux citoyens sont encore assez méconnus. Il y a effectivement cette aide à Paris qui est assez conséquente mais qui est encore trop peu connue des habitants. C’est des choses qu’il faut développer effectivement. Cela dit, il ne faut pas non plus croire que ces modes doux, de type vélos et vélos électriques, sont la solution à tous les problèmes de la mobilité dans les grandes métropoles. Le problème de ces modes doux c’est que cela ne supporte pas les gros flux.

 

Oui tout comme le covoiturage, c’est un modèle qui ne décolle pas.

A.A. Oui effectivement, donc il faut réfléchir à des modes nouveaux et collectifs, tels que le Bus à Haut Niveau de Service. Il remplace le tramway avantageusement puisqu’il est à moindre coût et permet d’assurer quand même des gros flux.

 

Ecoutez le podcast de son intervention en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

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