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22/03/2018

Lutte antifraude : prévenir et réprimer les abus

Depuis le début des années 2000, la fréquentation des transports publics connaît une hausse forte et constante, tant à l’échelle régionale (+18,2% sur les 10 dernières années en Île-de-France par exemple) que nationale (+29% entre 2002 et 2012).

Cependant, cette hausse ne parvient pas à couvrir l’effet ciseaux auquel font actuellement face les opérateurs : leurs coûts augmentent (agrandissement et modernisation des réseaux, augmentation de la gamme de services offerts…) mais leurs recettes diminuent (chute des voyages plein tarif, accumulation des avantages, multiplication des abonnements, plafond du versement transport atteint).

Dans ce contexte financier en berne, la lutte contre la fraude revêt donc une importance capitale. En effet, les opérateurs lui imputent un manque à gagner annuel estimé à 500 millions d’euros : 300 M€ pour la SNCF, 110 M€ pour la RATP et 90 M€ pour le reste des opérateurs. Ramené aux résultats nets respectifs de ces acteurs (567 M€ pour la SNCF, 171 M€ pour la RATP), ce manque à gagner se révèle colossal.

Conscients des enjeux, les différents acteurs du secteur - appuyés par les pouvoirs publics - ont lancé ces derniers mois de nombreuses actions pour lutter contre la fraude qui figurent en bonne place parmi les priorités stratégiques des opérateurs de transport. Cet article vise à identifier les différents leviers à leur disposition ainsi que les résultats espérés face aux moyens mis en œuvre. Enfin, nous nous intéresserons aux différentes limites d’une véritable politique de lutte antifraude efficace.

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