• Print
  • Decrease text size
  • Reset text size
  • Larger text size
06/03/2019

Stop connecté - Le covoiturage, nouveau levier de la SNCF pour améliorer la mobilité hors des centres urbains

Comment TER SNCF innove afin d’ameliorer l’accès aux trains à ses usagers.

Le covoiturage, c’est le fait de faire profiter des places disponibles de son moyen de locomotion à d’autres personnes. Le covoiturage, sous toutes ses formes, apporte bien plus qu’une simple amélioration de la mobilité des habitants des milieux ruraux et péri-urbains, isolés des transports en commun ou sans moyen de locomotion.
Il était autrefois difficile d’imaginer des particuliers accepter des passagers inconnus dans leurs propres voitures. Aujourd’hui, ces pratiques ont le vent en poupe.

Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce changement de paradigme et créent une conjecture idéale pour ce nouveau concept.

Facteur Humain

  • 93% des gens sont seuls dans leurs voitures. En plus d’être un acte de convivialité, d’économie et de solidarité, partager sa voiture est aussi un acte environnemental, cause des plus actuelles à laquelle de plus en plus de gens sont sensibles.
  • BlaBlaCar a démocratisé le fait de partager son véhicule avec des inconnus.

Facteur économique

  • Montée du prix des carburants et réduction du pouvoir d’achat.
  • L’industrie du MaaS (Mobility as a service) connaît un vrai essor.

Facteur technologique

  • Plateforme : Smartphone / Réseau 4G bien déployé.
  • Connectivité : de plus en plus d’habitants sont équipés de smartphones et à l’aise pour les utiliser.

Facteur politique et réglementaire

  • L’appel à projet « French Mobility - Territoires d’expérimentation de nouvelles mobilités durables » porté par l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) ainsi que par le ministère de la Transition écologique et solidaire dans le cadre du désengorgement des villes et de l’amélioration de la mobilité en zone rurale / péri-urbaine.
  • 2021 et l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire.

Zoom sur le Stop connecté, un projet innovant de TER SNCF pour faciliter aux usagers l’accès aux trains.

Le pilote du projet « Stop connecté » au service Nouvelle mobilité de TER SNCF explique : L’idée de ce service est née de la nouvelle vision de la direction, un nouveau défi qui tient en quelques lignes : ne plus être qu’un simple opérateur ferroviaire, mais devenir un intégrateur de mobilité, en créant tout un nouvel écosystème qui graviterait autour des services existants de la SNCF.

C’est de cette vision qu’en  2016, l’idée du « Stop connecté » est née. Son fonctionnement est simple, à la frontière entre le covoiturage et l’autostop « traditionnel ».
Un point stratégique pour l’autostop est défini dans une commune. Un panneau digital y est installé sur lequel l’autostoppeur va pouvoir envoyer un SMS, annonçant clairement sa destination. Une fois pris par un automobiliste, l’autostoppeur envoie le numéro d’immatriculation par SMS au service pour confirmer la prise en charge. Une fois le covoiturage effectué, le conducteur pourra se connecter sur www.stop-connecte.fr pour récupérer l’argent de la course. Le montant de la rémunération est choisi par la collectivité et prélevé sur la facture téléphonique.

Le Stop connecté est un mode adapté aux secteurs ruraux. Pas cher, il a en plus l’avantage par rapport au covoiturage d’être encore plus souple car sans réservation. Contrairement au covoiturage qui peine à se développer dans les secteurs ruraux, sur du trajet court, Stop connecté peut lui y être facilement déployé et utilisé. En effet, son système ne se base pas uniquement sur les automobilistes inscrits mais sur l’ensemble des véhicules en circulations, ainsi,  la masse critique peut être atteinte facilement.

Aujourd’hui TER, en partenariat avec IDVROOM (filiale de la SNCF, possédant une expertise dans le covoiturage et la gestion de projet) ont lancé cette offre sur deux sites. Le premier, Anse, est un système de Stop connecté intracommunal (permettant de se déplacer à l’intérieur d’une même ville) et le deuxième, à Anor, est un système intercommunal.

La réussite de ces deux « vitrines » est mesurée avec des indicateurs (réussites / abandons…) créés à partir du trafic réel lui-même calculé grâce aux SMS utilisés par les clients. De cette réussite dépendra le lancement de huit autres réseaux en 2019. C’est donc pour s’en assurer que le pilote du projet accompagne les communes participant au projet, au travers de campagnes publicitaires mais aussi d’évènements, cela afin de promulguer cette nouvelle offre ainsi que d’y sensibiliser les citoyens.    

Ce projet, sortant de l’industrie du transport ferroviaire, permet à TER d’améliorer les conditions d’accès aux trains pour ses usagers. Créer des synergies grâce à une stratégie de diversification liée est un moyen de proposer des services innovants, différents de ce que proposeront les autres acteurs au moment de l’ouverture à la concurrence du transport régional ferroviaire.

D’autres projets basés sur de nouveaux modes de transport sont actuellement à l’étude chez SNCF TER : Trottinettes ? Vélos ? Voitures ? Une chose est sûre, les choses changent vite et l’année 2019 ne sera pas sans surprise.

0 commentaire
Poster un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères affichés dans l'image.
Back to Top