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28/10/2019

Mouvements sociaux à la SNCF - Intervention d'Arnaud Aymé sur Radio Classique

Arnaud Aymé, Associé chez Sia Partners et spécialiste des transports, était l’invité ce lundi 28 octobre de l’émission La Question Eco sur Radio Classique. Il est revenu sur les origines des grèves en cours au centre de maintenance des TGV Atlantique, et suite à la collision d'un TER avec un convoi spécial dans les Ardennes.

Concernant la grève locale au centre de maintenance des TGV Atlantique : un projet d'aménagement des conditions de travail a été proposé par la direction, et a été pris pour motif pour déclencher une grève sans préavis, en entorse donc à la loi sur le service minimum. Le projet a été retiré dès le lendemain du déclenchement de la grève, mais les grévistes exigent maintenant le remboursement des jours de grève.

Concernant les grèves déclenchées suite à la collision d'un train régional avec un convoi exceptionnel à un passage à niveau : comme presque toujours, le code de la route n'a pas été respecté et les équipements ferroviaires ont bien fonctionné. Le conducteur du train a bien appliqué les procédures donc aucun autre train n'a été mis en danger. Mais des grèves spontanées se sont déclenchées - présentées comme "droit de retrait" pour éviter d'avoir à respecter la loi sur le service minimum - pour dénoncer l'absence de contrôleur à bord. Lorsque le train n'est pas pourvu de système "Equipement Agent Seul" (EAS), un système d'écrans vidéos pour le conducteur, la principale fonction de sécurité d'un contrôleur concerne l'ouverture et la fermeture des portes, sans lien avec l'accident survenu.

Le système d'EAS a par ailleurs fait ses preuves, il est déployé depuis presque 40 ans en Ile de France. Les grévistes dénoncent en fait l'optimisation des effectifs de contrôleurs, qui sont concentrés maintenant dans les trains et les gares les plus touchés par la fraude et les incivilités. Une augmentation d'effectifs impacterait le prix des billets ou le montant des contributions payées par les Conseils Régionaux, et donc les impôts. A moyen terme après la libéralisation du marché des TER, elle pousserait surtout ceux-ci à choisir un transporteur alternatif qui ne soit pas en sureffectif.

Ces occasions de grève traduisent surtout l'exaspération d'une partie de la base, après l'opposition ratée à la réforme ferroviaire de 2018 (préparant la libéralisation du marché et mettant fin à l'embauche au statut), et avant le combat contre la réforme des retraites.

Retrouvez l'intervention dans son intégralité ici.

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