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12/11/2019

Fusion PSA-FIAT-CHRYSLER - Intervention d'Arnaud Aymé à l'antenne de BFM TV

Arnaud Aymé, associé chez Sia Partners et spécialiste des transports, était invité sur BFM TV ce vendredi 8 novembre 2019 pour réagir au premier entretien de Carlos Tavares après l’annonce du projet de fusion entre les constructeurs PSA et Fiat-Chrysler.

Le 31 octobre était officialisé le projet de fusion entre PSA et FIAT-CHRYSLER. Ce projet soulève plusieurs questions sur des sujets tels que l’offre de mobilité propre ou encore l’avenir des emplois. A l'antenne de BFM TV, Arnaud Aymé apporte des éclaircissements sur ces sujets :

Selon Arnaud Aymé, la mobilité propre est l'un des grands enjeux forts du secteur automobile. Non seulement parce qu'elle répond à une attente forte des consommateurs, mais également parce que la réglementation européenne est, face à ce sujet, de plus en plus exigeante. Cette-dernière impose une limitation qui se veut croissante des émissions de CO2 par constructeur. Une illustration directe de cette reglementation : FIAT-CHRYSLER a conclu un accord avec Tesla pour faire baisser ses émissions afin de ne pas avoir à payer d’amendes. Cependant en échange de cet accord, FIAT a dû rémunérer Tesla. Cet exemple révèle tout l’enjeu de l’électrification de la flotte. Arnaud Aymé souligne également le fait que PSA et Renault n’ont, à ce jour, pas lancé d’offres de mobilité (autopartage, location courte-durée…). Or cela peut s'avérer problématique car l’offre de mobilité est l'un des grands enjeux de l'automobile de demain.

Au sujet de l’emploi, le risque de fermeture d’usine ou de suppression d’emplois est jugé assez faible en France. En effet, l’appareil industriel français de PSA a déjà été rationalisé. On peut cependant se poser des questions pour FIAT dont le taux d’occupation des usines en Europe n’est pas optimal.
L'avenir imposera également une certaine prudence face à d'éventuelles directives de la Commission européenne qui pourraient imposer certaines conditions à cette fusion. Arnaud Aymé estime cependant ce risque comme étant également assez faible arguant le fait que la Commission a changé depuis le projet avorté de fusion entre Alstom et Siemens : son nouvel objetif étant désormais de réussir à construire des "champions européens". Dernier argument de poids, la fusion ferait atteindre au nouvel ensemble automobile 23% de part de marché en Europe , ce qui reste moins que le poids du groupe Volkswagen.

Pour retrouver l'interview dans son intégralité : lien
 

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