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25/11/2019

La production automobile française est désormais la 5 ème de L’UE - Intervention d'Arnaud Aymé sur Radio Classique

Arnaud Aymé, Associé chez Sia Partners et spécialiste des transports, était invité sur Radio Classique ce lundi 25 novembre 2019 pour réagir à l’étude publiée par l’INSEE sur la production automobile française.

D’après L’INSEE de 2011 à 2016 la production automobile française a dévissé pour atteindre 7% de la production européenne. Est-ce que les producteurs français sont en train de perdre pied ?

 

Selon Arnaud Aymé, les constructeurs automobiles français ne sont pas en train de perdre pied. Ce chiffre illustre la désindustrialisation de la France qui se poursuit depuis 20 ans. Elle est liée à de multiples impôts sur la production (par exemple celui de la "Contribution sociale de solidarité des sociétés", qui a été largement décrié). Ces impôts pèsent sur la production française et la défavorise par rapport à des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Italie. Arnaud Aymé affirme donc que Renault et PSA vont bien : ils ont fait le choix industriel de se positionner sur un segment généraliste notamment celui des voitures citadines et des compactes. Ces véhicules génèrent de faibles marges et sont donc très sensibles aux coûts de la main d’œuvre. C’est pour cela qu’une grande partie de la production a été délocalisée.
 
Mais ce n’est qu’une partie de la réponse. La délocalisation des usines française est aussi due aux ambitions de développement à l’international de Renault et de PSA . En conséquence, ils ont rapproché la production de leur marché. Pour exemple, les usines implantées au Maroc qui permettent de distribuer des voitures sur toute l’Afrique du Nord. Cet indice de désindustrialisation ne montre pas un échec des constructeurs français, mais leur ambition internationale et leur agilité.
 

Au delà des chiffres, la réussite des constructeurs français s'illustre chez 1/ Renault par le succès du low-cost avec Dacia et le rôle de pionnier sur le véhicule électrique, et 2/ chez PSA par le rachat puis le redressement éclair de Opel et dernièrement par le choix de FCA pour fusionner. Non seulement les constructeurs français vont bien, mais c'est aussi le cas pour les équipementiers de rang 1, dont on peut citer quelques leaders comme Valéo, Faurecia, et Plastic Omnium.

Lien vers l'interview complète : lien

 

 

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