• Print
  • Decrease text size
  • Reset text size
  • Larger text size
10/01/2020

Carlos Ghosn a-t-il convaincu ? Intervention d'Arnaud Aymé à l'antenne de BFM BUSINESS

Arnaud Aymé, Associé chez Sia Partners et spécialiste des transports, était invité sur BFM Business ce mercredi 8 janvier 2020 pour réagir à la conférence de presse tenu par Carlos Ghosn à Beyrouth.

Le 8 janvier 2020 Carlos Ghosn a tenu sa première conférence de presse depuis sa cavale. L’ancien PDG de Renault-Nissan a dénoncé le système judiciaire japonais et répondu aux accusations qui lui sont adressées.

Du point de vue d’Arnaud Aymé, cette conférence n’a rien apporté de nouveau sur le plan business. La collusion entre l’état japonais et Nissan étant, en effet, un élément déjà connu de l’argumentaire de l'ancien dirigeant. Carlos Ghosn a affirmé que les pertes de valeurs des actions de Nissan et de Renault sont directement dues à son départ. Arnaud Aymé considère que l'on peut être dubitatif au sujet de cette affirmation : "une action ne baisse pas à cause du départ de son PDG, mais cela met en exergue les faiblesses qui préexistait". Si la valorisation a baissé, c’est aussi dû à la politique passée de Renault et de Nissan. Si l’on considère spécifiquement le cas de Nissan, il est important de souligner que nombre d’investissements ont été réalisés pour augmenter la capacité des usines. Or si ces capacités ne sont pas remplies par des volumes de véhicules vendus alors la rentabilité baissera. Or Arnaud Aymé rappelle que ces décisions stratégiques avaient été prises avant novembre 2018, et donc bien avant l’arrestation de Carlos Ghosn.

Pour Arnaud Aymé, outre la responsabilité ou non de l'ex-dirigeant, cette affaire révèle toute la faiblesse des contre-pouvoirs au sein de Renault. Les contrôles internes au sein de l'entreprise étaient manifestement insuffisants, ce qui laisse planer un doute sur la culpabilité. A tout pouvoir au sein d’une entreprise, il doit exister des contre-pouvoirs. C’est le rôle de la direction du contrôle interne et de la direction de la conformité de s’assurer qu’il existe bien ces contre-pouvoirs et de s’assurer que le conseil d’administration fonctionne ainsi correctement. La toute première mission de Jean-Dominique Senard a été de rétablir la confiance avec Nissan. Il a dans le même temps assaini la gouvernance du groupe, et fait en sorte que le conseil d’administration ainsi que l’audit interne soient plus puissants.

Pour retrouver l'interview dans son intégralité : lien

0 commentaire
Poster un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères affichés dans l'image.
Back to Top